L’œil qui voit dénonce

À tous les Aymé H. de ce monde. Arrêtez!

Votre geste soit disant inoffensif ne l’est pas. Notre monde est grand et diversifié. Tous les jours, il se construit et se déconstruit. Il avance et recule pour mieux se repositionner. Depuis les grottes de Lascaux, les cerfs-volants volent et ne cesseront jamais.

« L’artiste au vent humant l’air du temps »

Voilà ce que nous sommes.

Au-dessus des plaines et des valons, des mers et des cités, nous ne cesserons jamais de colorer les horizons. Les vents y sont forts, parfumés et chargés de souvenirs. Nous sommes des capteurs qui nourrissons la terre. Nous sommes majestueux et défions la gravité. Mais malheureusement, nous sommes fragiles. De tous petits fils nous retiennent au sol. S’ils se cassent, nous piquerons du nez pour se fragiliser à chaque fois que nous tomberons et ce, jusqu’au moment où nous ne pourrons plus nous élever. Il y aura toujours quelqu’un au sol qui le coupera. Il y aura toujours quelqu’un qui aura un malin plaisir à nous voir tomber. Parce que chaque fois, quelque part, quelqu’un coupera le petit fil. Et lorsqu’ils seront tous coupés, l’équilibre de l’humanité ne tiendra plus qu’à un fil.

Alors, à tous les Aymé H. de ce monde, cessez de nous couper les ailes. Prenez plutôt votre envol, pour vivre pleinement votre liberté d’expression.